Nous abandonnons temporairement la cote ouest pour rejoindre le site d'Ellora à plus de 300 kilomètres dans l’arrière pays.
L’occasion de :
De nombreuses processions sillonnent les routes indiennes. Celle-ci se dirige, après une longue marche de 230 kilomètres, vers la tombe du gourou hindou, Sai Baba à Nasik.
En groupe, en famille, en solo, charriant ou non des reliques, le pèlerinage se vit comme une fête et un devoir.
La religion hindoue ne possède pas de clergé, mais fourmille de sages, reconnus ou auto-déclarés, vénérés à l’égal des dieux, les sâdhus, mendiants errants et les gourous guides spirituels. Si le choix de vie des premiers les installe délibérément dans les plus basses couches sociales, le gourou n’est pas, quant à lui, homme à vivre de privations.
Le sanctuaire de notre personnage dépasse même ces considérations et verse franchement dans le lucratif.
Parking à autobus, boutiques souvenir et à offrandes, écrans plasma et sonorisation, service de sécurité, files d’attente canalisées digne d’un parc d’attraction, en somme, tous les ingrédients d’un bisness mystique.
Inde spirituelle ou affairiste ?
Un peu plus loin, en rase campagne, nous assistons au Pola, cérémonie à rendre jaloux une vache Milka.
Chaque mi-septembre, les paysans mènent leurs bœufs en tenue d’apparat au temple pour assurer vigueur et santé à l’animal employé au quotidien dans les champs.
Sans doute pour épargner la susceptibilité du chevreau, aura t’il fallu l’apprêté à l’image de ses congénères bovins ?
Inde spirituelle ou rituelle ?
Nous arrivons enfin à destination de notre longue incartade dans les terres du Maharashtra.
Les trente quatre temples troglodytes d’Ellora où cohabitent trois des religions majeures sur un même flan de falaise :
Côté people, sous la direction du réalisateur Etienne, la nouvelle star du cinéma indien fait ses débuts de figurant dans un court métrage de promotion touristique du site. Pour tout cachet, une noix de coco et le privilège de s’essayer à la conduite d’un rickshaw flambant neuf, mais surtout, inestimable contact pour obtenir le sésame tant convoité des studios Bollywoodiens.
L’opportunisme en guise de clef