Après deux jours d’excursion organisée, nous reprenons les guides, direction les rivages prometteurs de l’enclave de Daman.
En chemin, un épisode, plus violent qu’à l’ordinaire, de la mousson, nous contraint à un arrêt sur une aire de repos. Aussi, à défaut de pouvoir ingurgiter le thé servi, saturé de gingembre, nous nous occupons à observer l’activité diluvienne du parking :
C’est sous un ciel aussi sombre que son sable que la plage Tithal nous accueille. Bien que l’on puisse enfin parler de station balnéaire, de trop nombreux bovins se nourrissant des détritus abandonnés, nous poussent à poursuivre notre quête du graal.
A un passage à niveau abaissé, l’homme au journal sur la photo d’ambiance, accourt au véhicule et nous tend deux quotidiens. Dans chacun d’eux un article en gujarati relate notre périple.
Une aura médiatique qui nous vaut dans la foulée une interview télévisée et une invitation à diner.
Repas traditionnel Khari, Chikoo, Amla, mettant en scène un autre sens puisque la main remplace les couverts. Un thé bu à même la soucoupe conclut le repas.
Nos hôtes vivent en étage dans un petit immeuble bourgeois. Le pallier réunit en une sorte de pièce commune les quatre appartements puisque les entrées restent en permanence ouvertes. Nous passons ainsi d’un logement à l’autre, jouant les caméléons pour satisfaire à l’enthousiasme et aux caprices de chacun.
Pour les hommes, la soirée se prolonge très tard autour d’une partie de cartes, les femmes, reléguées au rang de spectateurs, papotent bijoux et maquillage.
Ce n’est donc qu’après une incontournable grasse matinée que nous découvrons la plage de Daman. Sans être un paradis terrestre, ce bout de sable baigné par la mer d’Oman nous retiendra quelques jours.
D’autant que par le plus heureux des hasards, nous y retrouvons Ana Laura et Hubert.
A nos retrouvailles