Dimanche 2 septembre 2007 7 02 /09 /2007 14:10

Chaque arrêt, pour apprécier un paysage ou palper une atmosphère rurale provoque l’attroupement même dans les lieux les plus reculés. De cette promiscuité sachons en retenir l’aubaine d’une population qui réclame volontiers la faveur d’une photo.

Ainsi, hommes et femmes pausent fièrement en affirmant leur culture.

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Que ce soit à la ville ou dans les champs, les naïades de ce peuple multicolore, arborent au quotidien leurs plus belles parures.

Une myriade de bracelets d’os de chameau habille bras et avant bras, d’autres, en argent, cerclent leurs chevilles et leurs poignets accumulent ceux en pierre semi-précieuses.

Mais aussi, colliers en or ciselé, bagues aux orteils, diadème soulignant le sommet du front et boucles d’oreilles reliées à un anneau nasal.

A l’œuvre autour d’ingénieux système d’irrigation à traction animal ne ressemblent-elles pas à des princesses lavandières ?

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La roue tourne jusqu’à ce que jaillisse de la jungle la gigantesque citadelle de Kumbhalgarh. Les 36 kilomètres de murailles du XVI ème  siècle qui se prolongent à perte de vue paraissent ceinturer l’ensemble de l’Arawelli.

Au sommet, culmine le Badal Mahal palais du maharadjah.

Trois portes successives, hérissées de pics destinés à éviter une charge d’éléphants, verrouillent la rampe d’accès au bastion.

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Mais par chance, entrouvertes, il ne sera pas nécessaire de guerroyer pour prendre la place.

Malgré les splendides panoramas de la terrasse supérieure et le charme des patios, nous abandonnons l’édifice conquis.

Nous ne pourrions supporter les charges de la féérie lumineuse hebdomadaire.

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Attirés par l’éclat légendaire d’une autre cité, suivons la piste des éléphants.

Après Jaipur « la rose », Jhodpur « la bleue » et Jaisalmer « la jaune », Udaipur s’enorgueillit aussi d’une aura colorée, laquelle ?

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Assurément pas transparent car ici, les Maharadjas portent le titre suprême de Maharanas, et la beauté ne saurait suffire à la capitale du Mewar.

Du prestige à outrance, à la mesure du city palace, le plus grand palais que l’Inde connaisse, constamment agrandi et embelli par les descendants d’Udai Singh depuis le XVI ième siècle. Filiation par adoption car durant les deux derniers siècles aucun garçon ne naquit.

Trop tard pour en profiter, depuis 1955, des héritiers naturels ont vu le jour. Ne regrettez rien car cette date marque aussi l’abolition des titres.

Succinctement, l’édifice se divise en trois parties, l’actuelle résidence du « Maharana », un hôtel de luxe et le musée.

La cours des paons, le palais de femmes, la salle du conseil, l’ameublement en cristal, tout demeure intact. En fins diplomates, les maîtres des lieux surent lier les alliances nécessaires, notamment avec les redoutables moghols qui influencèrent le style architectural.

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Comme rien n’est trop beau, on fit creuser le lac Pichola, baignant la façade ouest, pour sublimer les couchers de soleil.

Deux îlots en émergent :

  • le Lake Palace, l’ancienne résidence des hôtes de marque du Maharama conserve aujourd’hui encore une vocation VIP à travers un hôtel hors catégorie,
  • le Jag Mandir, palais des réceptions et lieu de prédilection des tournages bollywoodiens.

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A lui seul la visite du garage en rotonde mérite le détour.

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Mercedes, Buik, MG, Jeep pour rejoindre le polo ground et avant tout Roll Royce sous toute ses formes, limousine, décapotable et même pic up pour la chasse au tigre. En tout, une trentaine de véhicule et autant de mécaniciens et chauffeurs.

Opportunistes, nous goûterons à ce cortège d’opulence avec délice, en stationnant sur le parking de l’hôtel particulier de l’oncle du Maharana aux pieds du city palace.

Vous êtes vous déjà baigné dans une piscine en marbre du XIXième ? (non pas arrondissement, siècle).

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Ce cadre paradisiaque, nous change des douches glauques des aires de routiers, en somme toute la magie d’un voyage.

Magie aussi des rencontres inattendues, comme avec ces intermittents du spectacle français qui clôturent un stage de danse folklorique, de chants et percussions et de manipulation de marionnettes rajputes par un spectacle sur l’esplanade de combat des éléphants.

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Si non, à l’ordinaire Udaipur vit au rythme indien et de ses incontournables :

  • temples de la consommation spirituelle, actifs 24/24,
  • vaches prostrées devant des fresques orientales,
  • toits en terrasse ou sèche le linge,
  • volets qui ne s’entrouvrent que du coté ombragé,
  • embouteillages d’éléphants et de cyclos,
  • bains publics.

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Namaste

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