Direction Gulmarg à portée de shikara, égaré dans les immenses forêts d’épicéas du relief cachemiri.
En chemin, accueillis chaleureusement par une famille où nous nous éternisons,
nous ne parvenons à destination qu’au coucher du soleil.
Deux attractions justifient le détour par Gulmarg.
Le téléphérique de la gondola (2 650 m - 4 666 m), le plus haut du monde et, cocorico, construit par une société grenobloise (POMA).
Malheureusement, un plafond trop bas nous prive du panorama sur la chaîne de l’Apharwat et quelques éminences himalayennes.
Seul spectacle visible et plutôt affligeant, celui d’une nomenklatura indienne venue sabler le whisky sur le glacier en abandonnant les bouteilles vides sur place.
Après un green fee, quatre ans auparavant, sur le golf le plus bas du monde (80 mètres sous le niveau de la mer) au cœur de la vallée de la mort (côte ouest USA), Marcelle exerce swing et put sur le plus haut (2730 m).
Dans ce cadre bucolique, fairway envahi de marguerites qui tient plus du roof botanique, nous décernons solennellement à notre « jolie fleur » le titre de « golfeuse des extrêmes ».
Un autre hole nous attend, celui du Ladakh, et c’est un par cinq. Alors en route pour une journée de liaison qui s’achève par un agréable bivouac à Wussan.
A Sonmarg, il nous faut attendre le début d’après midi pour passer le col de Zogi (3 529 m) à circulation alternée par demi-journée avant de pénétrer les contreforts himalayens.
Plus aucun village, juste quelques nomades ça et là, à peine discernable du fond montagneux par l’empreinte de leurs tentes,
ou la proximité de leurs troupeaux en pâture d’été.
Puis comme pour nous démentir, au milieu de nulle part, un gigantesque rassemblement et ses milliers de tentes.
Peut être un nouveau concert des Who’s ?
Ce soir nous ne serons pas seuls