Comment vivre agréablement dans une région où le thermomètre franchit allègrement les 40° l’été ?
Depuis des millénaires, les habitants de Yazd, avaient trouvé la réponse : « quanats et badgirs ».
Les quanats, canaux souterrains qui acheminent, en pente douce, l’eau des montagnes distantes de près de 40 Km.
Un immense réseau dessert alors en sous sol chaque maison.
L’eau ayant conservée toute sa fraîcheur alimente un bassin dans une cave faisant office de garde-manger et de laverie.
Les badgirs ou tour à vent, captent le moindre souffle d’air qui, dirigé en sous sol, s’humidifie au contact de l’eau puis est diffusé dans l’ensemble de la maison.
Ainsi, sans autre artifice que l’ombre l’eau et la brise, la température ambiante gagne plus de vingt degrés.
A cela s’ajoute une architecture traditionnelle articulée autour de somptueux patios verdoyants, baignés de bassins et fontaines. Imaginez, à la nuit tombée, la douceur de vivre dans ces jardins enchanteurs.
Les lieux publics ne sont pas en reste, la féérie des jeux d’eau et des éclairages attire la foule noctambule sur les pelouses du square Amir Chaghmagh.
Comme dans tout pays chauds, la cité s’anime lorsque le soleil décline.
Moments éphémères où la luminosité sublime dômes turquoise et monuments qui se dédoublent pour deux fois plus de plaisir dans le reflet des bassins.
Après la fournaise, les feux de la nuit se ravivent et les portes s’entrebâillent.
Accordez un instant aux loquets sur chaque battant, à gauche un anneau léger pour les femmes, à droite un marteau massif pour les hommes. Ainsi, au son émis, les propriétaires savent qui doit venir accueillir le visiteur.
Et à propos de visiteur c’est l’occasion pour nous de :
Grâce à eux nous repartirons avec les standards de la presse nationale (le monde, le point et paris match) sous le bras.
Nous réservons notre dernière journée à la découverte du culte zoroastrien largement pratiqué avant l’islamisation de la région.
Les adeptes vénèrent le feu et le temple de Yadz abrite la flamme éternelle alimentée uniquement au bois d’oranger.
Leur symbole un homme-oiseau dont les trois couches de plumes représentent les fondements du zoroastrisme selon lesquels on doit penser, parler et agir honnêtement.
La particularité de ce culte, les sépultures dites tour du silence. Larges chambres funéraires cylindriques à ciel ouvert où l’on déposait les défunts afin de ne pas souiller la terre.
Derrière ses murs en torchis Yazd
cultive l’art de vivre.