Dimanche 29 avril 2007
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Qui dit eau, dit pont.
Ispahan enchante par ses ponts du XV ième :
- Marnan le plus ancien,
- Si-o-seh aux 33 arches,
- Chubi et sa maison de thé au milieu des flots.
Tous rivalisent d’élégance.
Notre préféré, le pont Khaju fait également office de barrage.
Sous les arches du rez-de-chaussée, les pipes à eau gargouillent, les voutes résonnent de poèmes d’Hafez et les eaux bouillonnantes apportent la fraîcheur.
L’arroseur arrosé, à force de prendre des photos on finit par devoir poser.
Il n’y a qu’un pont à franchir, pour découvrir les lieux phares de l’ancienne capitale.
La « petite » place Naghsh-e-Jahan rebaptisée Emam Khomeini où trônent :
- la mosquée Sheikh Lotfollah, cadeau de Shah Abbas I à son beau-père (quand on aime on ne compte pas mais on fait néanmoins l’économie des minarets),
- le palais Ali Qapu, résidence des monarques,
- la mosquée de l’Emam dont la finesse des mosaïques lui valent de titre de plus belle mosquée du monde.
Autre lieu, autre mosquée, celle de Jameh (vendredi) qui s’enorgueillit d’être la plus grande d’Iran (30 000 m2) après avoir été agrandie durant 7 siècles.
De la même époque, des monuments de cultes Arménien et Derviche, témoins de l’ouverture de l’islam modéré :
- la cathédrale de Vank et l’église Bethléem, lieux de recueillement de l’actuelle communauté,
- le Manar Jomban, la secte tombée en désuétude, le monument n’attire plus que par la particularité du spectacle de ces minarets qui oscillent lorsque toute les demies-heures, un homme en secoue, de l’intérieur, le sommet. Le plus surprenant est que le dandinement de l’un, entraîne automatiquement celui de l’autre.
N’oublions pas :
- l’animation des rues, bazar et places sans qui, même parée d’illustres monuments, la ville perdrait son charme,
l’histoire contemporaine comme :
-
- la construction d’une immense mosquée qui comporte 7 minarets (un de plus que celle de la Mecque),
- le cimetière de Golestan-e-Shohada (roseraie des martyrs) hommage aux victimes de la meurtrière et stérile guerre Iran-Irak (1980-1988). Les femmes disposent de leur propre carré.
A peine 20 ans après, bien que l’occident dont la France ait soutenue l’Irak pour faire barrage à l’islam, jamais l’on nous en fera le reproche.
Comme le disait un petit commerçant du bazar :
Muslim, Christian, Jew, Hindu no problem,
man problem