Un petit crochet vers le village pittoresque d’Abyaneh, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Dans un cul de sac, perdu au pied du mont Karkas, le bourg arbore fièrement ses antiques maisons séfévides (XVième siécle) en briques recouvertes de terre et ornées de somptueux balcons en bois.
Après les embouteillages de Téhéran, quel contraste dans ces ruelles où seuls piétons et ânes circulent.
De piétions, Alain se métamorphose en âne, le temps de soulager une femme arcboutée sous la charge. Rassurez vous ça n’a duré que cinq minutes.
Après le calme et la fraîcheur du bivouac, nous replongeons dans la fournaise du Dasht-e-Kavir pour regagner Ispahan.
C’est vendredi, jour de pique-nique, pourquoi pas sur les rives aménagées du fleuve Zayandeh.
De part et d’autre du court d’eau une oasis longiligne traverse Ispahan d’est en ouest sur près de 10 km.
Lieu de prédilection pour redécouvrir l’art égoïste de la sieste, mais aussi celui du partage et de la convivialité.
La famille Fattahi ne tarde pas à convier l’étranger au thé et à deguster le Gas (nougat mou parfumé à la rose grande spécialité d’Ispahan). Ne nous leurrons pas, un zeste de curiosité anime aussi le chef de clan professeur de théologie.
Nous ne pourrons malheureusement pas soutenir la conversion sur le sujet, handicapés par nos piètres connaissances en anglais et sur l’Islam.
Après le thé les hommes s’affairent à une activité d’hommes et les femmes à celle de femmes.
En somme, toute une vie sociale résumée sur une pelouse.
Autant de parcs, autant de lieux de quiétude où toute la population se délasse jusqu’à la nuit.
L’eau source de vie