Nous décidons de quitter le tumulte de Téhéran pour nous ressourcer dans le calme des environs.
Est ce :
les prédictions, toujours heureuses, piochées au hasard par des perruches diseuses de bonne aventure,
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le murmure réconfortant des eaux du jardin de Fin,
la convivialité de la famille Zfard en week-end dans l?un des verdoyants parcs de Saveh,
(en vrac dans la tente de 4 m2)
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(et oui on y tient à 12 !)
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qui guideront la réflexion à tête reposée vers une solution ?
Demain nous retournerons sur Téhéran pour récupérer nos visas pakistanais et tenterons les démarches indiennes à Islamabad.
Il faut aussi avouer que la traversée du détroit d?Ormuz jusqu?à Dubaï revient à elle seule à plus de 500 $. Nous n?avons pas les moyens de cette fantaisie.
Et puis quel dommage de contourner le Pakistan. Nous envisageons tout de même de charger le Land sur un train entre Zahedan et Quetta pour limiter les risques de piraterie durant la traversée du Baloutchistan.
Au petit matin, réveille en fanfare par la police, Marcelle doit rester dans la cellule tandis qu?un militaire prend place dans la cabine. Nous suivons en trombe une voiture, tous gyrophares allumés, jusqu?au poste. Multiple vérifications d?identité dans différents bureaux du commissariat. Il semble que cette administration ne soit pas compétente. Escorte jusqu?à un fortin en périphérie de la ville.
?a ressemble étrangement à une prison, après avoir franchi la porte d?enceinte, un homme menotté quitte le bureau où nous pénétrons, c?est bel et bien une prison.
Nouveau contrôle d?identité, passage dans des bureaux de plus en plus spacieux proportionnels à l?autorité du fonctionnaire l?occupant.
Ultime étape, le chef « suprême », qui ne parle que le farsi. Durant deux heures, coup de fil tous azimuts, ça craint et on en mène pas large.
Puis tout à coup, thé et friandises nous sont offerts avant de nous inviter à repartir.
Le pays soufflerait-il le chaud et le froid ou sommes nous trop habitués au prévisible occidental.
Le soir nous retrouvons, sous un accueil triomphal, le parking de l?aéroport de Téhéran.
Cette nuit, le cortège des courriers nationaux déversera son lot de passagers jusqu?à une heure du matin. Les familles entières attendent leur proche. Imaginez, tout ce petit monde, les bras chargés de fleurs se ruer, dans l?hystérie collective, sur le pauvre bougre venant à peine d?atterrir, dès qu?il pointe le bout du nez.
Voyager n est pas un long fleuve tranquille