Puisque nous parlons de Malacca, voilà comment on s'y déplace. Sympathique non ?
Ancien comptoir maritime à la jonction de l'océan indien et de la mer de Chine, Malacca cultive un reliquat cosmopolite né de l'aventure des grandes flottes coloniales :
- Arabo-indienne avec la mosquée Kampong Kling à l'architecture aux allures mogholes,
- Portugaise avec de nombreuses églises comme St Paul et St François Xavier,
- Hollandaise avec la Christ Church en briques rouges typiques et un moulin à vent non moins typique,
- Anglaise avec une demeure victorienne, celle du gouverneur de sa gracieuse majesté.
Mais surtout Chinoise avec la pagode Cheng Hoon Teng connu comme la plus ancienne de Malaisie. Une origine lointaine sans doute proportionnelle aux alignements de stèles à la mémoire des ancêtres.
Ce métissage aura conféré un caractère unique à la cité.
Et ce, jusque dans les moindres détails, fresques, portes, balustres, colonnes, volutes, moulures ou passages couverts, en font, un amalgame architectural réussi et équilibré et qui plus est agréablement préservé. Comme quoi une conquête peut s'envisager sans saccage.
A quelques encablures, sur la plage de Pontian Kecil, nous faisons connaissance d'un voyageur coréen en partance pour 10 ans. Le temps approprié pour ceux qui envisagent un TDM à dos de bicyclette.
Vient alors notre dernier bivouac, sur le parking du terminal de bus Larkin à Johor Baru, ville frontière entre Malaisie et Singapour.
Aux antipodes d'un lieu de rêve mais diablement commode pour la préparation à l'embarquement. Hormis le fait que l'on y prend le bus express pour Singapour, on y trouve tout ce que peut rechercher un voyageur sur le départ : station de nettoyage pour le véhicule, alimentation, restaurants, cyber café et même pressing.
D'autre part passée la frontière la vie est comment dirai-je plus occidentale tant dans les mœurs que dans les coûts.
Alors en attendant de nous séparer du véhicule ce bout de bitume nous convient à merveille.
Un ticket pour Singapour SVP



