du 05 février 2007 au 21 juillet 2008
Nous voici orphelins (sans le véhicule) accueillis à Colombo par nos hôtes Souhaine (Dwo) et Vijayanthi (Curly) dont nous avions fait la connaissance au Ladakh.
Lui opticien sri-lankais, elle mannequin indien. Leur rêve un tour du monde motorisé.
Leur véhicule un Defender 130 nous étions donc fait pour nous comprendre.
Durant les 10 jours de notre séjour, ils n'auront de cesse de nous questionner sur notre expérience de voyageur et nous n'aurons de cesse de les remercier pour la magie du circuit concocté.
Après une journée consacrée à la visite tronquée d'une capitale sous haute surveillance, direction le nord de l'île.
Par besoin d'anticiper des provisions, le Sri Lanka est un éden à fruits et légumes et l'accotement un interminable marchés aux primeurs.
Nous y découvrons la noix de coco royale, de couleur jaune orangée, désaltérante et savoureuse à souhait.
L'arrivée sur Pinnawala nous replonge dans l'aventure du livre de la jungle.
La patrouille des éléphants s'achemine pesamment, la trompe en avant, les oreilles au vent, et circule militairement, une, deux, aux ordres du colonel Hathi.
Plus prosaïquement, la colonne regagne, après le bain quotidien à la rivière, le centre de sauvegarde de l'espèce.
Ici, on régule les naissances et s'il le faut les orphelins sont nourris au biberon.
Une démarche indispensable à la survie du maigre cheptel actuel. En témoigne cette victime du braconnage dont un piège a amputé le paturon.
Soirée étape dans un bungalow proche de Dambulla.
Pas d'eau courante, pas d'électricité, sol en terre battu, mur et ameublement en torchis, douche sous les étoiles, un petit paradis jalousement gardé dans la confidence par les autochtones.
Un autre secret, la chaise longue sri-lankaise qui dispose de rallonges escamotables sous les accoudoirs que l'on déplie pour pouvoir y allonger les jambes. Ils me plaisent bien ces sri-lankais.
Aujourd'hui, place à l'histoire de Ceylan. Planté au milieu de la plaine centrale du pays, un immense rocher solitaire abrite depuis 15 siècles la forteresse de Sigiriya.
De la plaine, une masse surréaliste aux parois abruptes haute de plus de 200 mètres, du sommet, un panorama grandiose aux quatre points cardinaux.
L'ascension se mérite, escaliers, passerelles, plate formes se succèdent jusqu'au dernier verrou avant l'accès à la citadelle royale, une porte monumentale taillée en forme de lion accroupi dont la gueule ouverte matérialisait l'entrée.
Si la tête du fauve n'aura pas traversé les âges, la taille de ses pattes laisse augurer des mensurations de l'édifice.
De cette civilisation cinghalaise à son apogée que reste-t-il :
Serendip
Le don de faire par hasard une heureuse découverte