Journée à Polonnaruwa seconde capitale de Ceylan entre le XI et XIII.
Sur 40 Km² se succèdent les vestiges plus monumentaux les uns que les autres, de palais, salles des audiences, bains, sanctuaires, monastères, stupas, bibliothèques, hôpitaux.
Encore un fois, l'avancée culturelle et technologique insoupçonnée de cette civilisation singhalaise nous émerveille.
Une civilisation majoritairement bouddhiste à la foi aussi dure que le granit du Gal Vihara un immense groupe d'images de bouddha sculptées dans une paroi à la périphérie de la cité.
Un bouddhisme bien ancré, antérieur à l'avènement de l'ère chrétienne comme l'attestent les temples de Damdulla.
Un ensemble de cinq temples rupestres ornés des plus grandes et anciennes fresques d'Asie ainsi que d'innombrables images de bouddha et autres divinités ou notables.
Au-delà du caractère historique, nous en retiendrons la beauté des perspectives, des teintes et de la luminosité.
Pour cette nouvelle étape nous regagnons la « Pink house », une guest house d'où, une fois extraits des dessous de la moustiquaire, la terrasse offre un superbe panorama.
Celui d'un écrin de verdure bordant un lac artificiel.
Capitale de cœur des sri-lankais, Kandy résistera à l'envahisseur tamul, portugais puis hollandais mais cède à la pression anglaise. De nombreux bâtiments soulignent les huit cents ans d'histoire tumultueuse de la cité.
Par bonheur, une promenade dans les ruelles confirme qu'elle conserve néanmoins ses racines et son âme singhalaises.
Dans la luxuriance des lieux, on ne compte plus les nombreux parcs et jardins botaniques :
- les accueillants où de jeunes couples se bécotent sur chacun des bancs publics, il n'en reste plus un de libre,
- les inquiétants où des arbres torturés hébergent des milliers de chauves souris géantes et là, il n'y a même pas de banc.
Arrêtons-nous sur le monument majeur de la ville, le Dalada Maligawa ou le temple de la dent sacrée. Un sanctuaire dont la notoriété dépasse le périmètre de la ville et même du pays puisqu'il constitue une étape incontournable pour tout pèlerin bouddhiste.
Chaque jour vers 18 heures, les tambours résonnent et la foule s'amasse. Le Diyawadana Nilame (le gardien du temple) ouvre alors un court instant la porte d'argent qui laisse entrevoir le fameux reliquaire renfermant la dent de bouddha.
Mais attention, comme dans tous lieux hautement spirituels, pour assister à la cérémonie, batik obligatoire pour les femmes comme pour les hommes.
La soirée s'achève, sur une note plus contemporaine, dans un restaurant « tendance » de la capitale culturelle où chaque convive est invité à laisser un message sur « le mur » (une sorte de Facebook avant l'heure).
Retour vers le futur



