du 05 février 2007 au 21 juillet 2008
Dans les faubourgs de Bangkok, visite baroque de l'Erawan Museum, fruit de l'imagination surréaliste d'un magnat de la finance. Un lieu, destiné à accueillir une collection privée d'objets sacrés, devenu par la force des choses ou par la raison du bisness, lieu de culte.
Exposition et chapelle occupent les entrailles du mastodonte pachyderme tricéphale.
Un peu plus au sud, Nuang Boran alias « vieilles cités » ou Siam antique miniature, devrait-on dire. Une balade
à bicyclette à travers un parc d'une centaine d'hectares qui redonne vie, à l'échelle 1/3, aux fleurons architecturaux disparus de la culture siamoise. A consommer avec modération sauf le vélo
bien entendu.
Juste avant le bivouac sur la plage de Bang Saen, nous plongeons dans le sublime du rococo avec la découverte d'un
temple bouddhiste en pleine inauguration qui surpasse, par sa taille et son style, les plus invraisemblables délires caodaïstes.
La plage suivante se dénomme Pattaya. Visiblement on n'y vient pas pour la limpidité, des eaux de la baie de
Bangkok ou la propreté de sa plage.
Ce serait plutôt pour ce qui, dans les pays dits riches, fait notre fierté, le « pouvoir d'achat ».
Vers 17 heures, débute la parade nuptiale quotidienne sur la promenade. Coté mer les hommes, de type occidental bien sûr
et plutôt d'âge mûr et au-delà, côté route, les femmes de type asiatique (thaïe, laotienne et cambodgienne) et plutôt jeune et en de ça, of course.
A 20 $, la nuit, le Rungis de la sexualité tient toutes ses promesses avec en prime sa panoplie de massages, stripteases et travestis.
Ceux qui n'auraient pas réussi à négocier leur quota de bonheur feront leur marché dans les pavillons spécialisés. Il leur en coûtera alors en plus quelques verres et la commission du
tenancier.
Au petit matin, après le toilettage méticuleux de la plage, on aligne les chaises longues, déplie les parasols, histoire
de redonner au bordel institutionnel, l'image chaste de station balnéaire.
Tout propre