du 05 février 2007 au 21 juillet 2008
Impatients, nous retournons au bout d'une semaine sur Bangkok pour obtenir le devis du transitaire. Malheureusement le coût définitif du transfert maritime Bangkok/Vladivostok, bien plus élevé que celui estimé, nous amène à mettre en suspend l'offre et à envisager une solution par Singapour annoncée selon le shipping agent vraisemblablement moins onéreuse.
Nous prenons alors le temps de la réflexion à Cham An, à portée de main de la capitale, chez Simone et Michel, un couple de français rencontré un mois plutôt à Vientiane.
Quelques jours relaxants, passés à apprécier les délices de la vie d'expatriés dans cette station balnéaire peu fréquentée.
Mention spéciale :
Aparté sur ces fameux pickups employés à toutes les sauces sous le regard affable de la police royale à l'allure digne d'une série américaine :
Bonne nouvelle, nous sommes intégralement remboursés de l'avance versée à l'opérateur chinois Tan Jung, mauvaise nouvelle, Dugros se ravise et nous annonce qu'il ne peut assurer l'acheminement pour Vladivostok via Bangkok ni même Singapour faute de Flat Rack ou Open Top disponibles.
Après le temps de la réflexion vient celui de la décision.
Meilleure offre pour regagner l'Afrique du sud par la Malaisie 9 000 $, meilleure offre pour un Bangkok/Vladivostok 5 000 $. Même avec un change dollars euros très favorable en cette période, si l'on cumule le prix des billets d'avion (environ 2 500 $) et le coût de l'hébergement (mini 40$ / J) durant les deux à trois semaines de traversée du véhicule, c'est au delà de nos moyens.
La calculette va-t-elle finir par avoir le dernier mot ?
Un bivouac sur une plage perdue après Hua Hin ne nous incite guère à statuer dans l'immédiat, nous adoptons une position d'attentisme. Ces mers, ces océans qui nous ont tant séduit et attiré se dressent désormais en obstacles économiques tout aussi infranchissables que la politique sécuritaire de la Chine.
Allez, rien ne vaut un petit parcours sur le neuf trous d'Ao Manao pour oublier les aléas fâcheux. Et puis un second dans la foulée à l'invitation de cinq joueurs thaïs.
Dépêche-toi Marcelle, je te rappelle que nous avons rendez-vous avec Yign et Alain à Prachuap Khiri Khan. Il nous faudra abandonner la partie au dernier trou pour ne pas risquer de se mettre en retard.
Le duo est lui aussi au rendez-vous, celui de l'hospitalité et nous accueille formidablement.
Une vie différente et bien agréable, même pour le toutou sous sa niche pergola. Une vie en douceur faite d'exigences simples dans la réalisation du quotidien, comme cueillir les noix de coco du jardin ou faire ses courses à vélomoteur.
Les sauvages que nous sommes, abusons par nécessité de la connexion illimitée au net, jusqu'à en faire rougir la ligne, pour aboutir à une certitude. C'est par la Malaisie ou Singapour que nous trouverons la solution pour nous exfiltrer du Sud-Est asiatique.
Nous quittons donc nos hôtes pour tenter notre chance vers les terres du sud.
Sur le rivage de Lamson, c'est Bernard qui nous invite pour la soirée.
Et le lendemain, sur ses conseils, nous embarquons à Don Sak faire la tournée de Ko Samui.
Quelle déception ! Un véritable ghetto à touristes, une côte quasi inaccessible si ce n'est par le porche d'hôtels huppés et en prime une mer tristounette.
N'écoutez pas les coquillages