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Pierrelaye - Hanoï
avec un cinéma ambulant
18 mois - 60 000 Km
du 05 février 2007 au 21 juillet 2008
 

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Lundi 21 juillet 2008

C'est plein d'enseignement de reprendre contact avec son pays, l'absence de repère durant le voyage nous ayant conféré cette faculté d'en percevoir quasi instantanément les excès et les carences.

 


Petit à petit nous nous polissons à l'image de notre société et de ses sociétaires pour qui la promesse d'un futur garanti vaut bien le sacrifice d'un bout de liberté.


Le camion arrive quant à lui par la Belgique.

 


Le « Topeka » est à quai depuis 48 heures à l'un des débarcadères du port de Zeebrugge. Le temps nécessaire au déchargement des quelques 6 500 véhicules transportés. Un chauffeur va chercher le Land sur l'immense parking et le livre devant le bureau de régulation. Un rapide tour du propriétaire nous rassure, aucune effraction, aucun dommage.

 


Dès l'arrivée à Pierrelaye, le vaillant camping-car retrouve sa tanière, la cour de Patrick, car maintenant il va falloir se pencher sur la technique.

  • nettoyage,
  • réparation,
  • fiabilisation,
  • amélioration,
  • révision générale.


Et voilà c'est la touche finale, tout est remonté et opérationnel.

 


Vient alors le temps de régler le volet administratif, dédouanement du carnet de passage et envoi à l'ADAC pour le remboursement de la caution. Encore une fois toutes nos félicitations à cet organisme car le compte était crédité sous quinze jours.


Nous ne manquerons pas non plus d'organiser avec la municipalité une soirée rencontre avec les pierrelaysiennes, perrelaysiens et amis qui nous auront suivi dans nos pérégrinations.

 


Mention spéciale aux responsables des affaires culturelles et aux animateurs de la bibliothèque pour leur dévouement (Chantal, Sylvie, Alain, Didier, etc...)


Depuis mi-janvier « Athinganos » se dénomme désormais « Kassoumaye » (formule de politesse en Casamance).


Il repart pour une tournée cinéma en Afrique de l'ouest avec Nathalie et Franck (cf lien).


 



Nous sommes tous des nomades

Par CHE & DLR - Publié dans : Carnet de route
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Vendredi 18 juillet 2008

Le bungalow sur pilotis de Souhaine, c'est la cabane de Robinson Crusoé plantée au milieu de nulle part.

 


De nulle part, certes, mais pas n'importe où, au bord d'un lac oublié.

 


Un paradis naturel doté d'une faune exceptionnelle.

 


On peut y observer le plus simplement du monde des espèces endémiques comme ces très rares Calaos bicornes.

 


On peut y faire une promenade en pirogue à balancier à l'heure où le soleil a rendez vous avec la lune.

 


On peut y passer la soirée à la fraicheur de la terrasse et la nuit presque à la belle étoile sous le toit de palmes.

 


En somme, des moments que la simplicité, la nature et l'amitié suffisent à rendre inoubliables.


Mais n'en oublions pas que même dans un lieu intemporel notre temps n'en reste pas moins compté. Alors en route.


Il faut être sri-lankais pour comprendre qu'il s'agit d'une enseigne.

 


Des vaches, un bouiboui, il faut être voyageur pour ne plus oser croire qu'il s'agit d'une fromagerie.

 


Pas touche avant ce soir les frenchies, pour l'instant place à la réserve d'Udawalawe.


L'éléphant y vit en totale liberté et semble s'accommoder des intrus qui tentent d'en approcher.

 


Mais pas de trop près tout de même.

 


Car « longues dents » veille sur sa famille dissimulée dans les hautes herbes.

 


Dardar il nous faut compléter les courses au grès des « drive in » singhalais rencontrés, regagner Colombo, cuisiner et engloutir le dernier dîner à base du fameux fromage, car à 23 heures, nous nous envolons pour la France

 


Merci les amis

Par CHE & DLR - Publié dans : Carnet de route
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Mardi 15 juillet 2008

Tout comme ces élèves dans les rues de Kandy, il est temps de reprendre notre chemin des écoliers.

 


Une piste qui nous conduit en direction de Nurwara Eliya et les hauteurs de Ceylan.


Et qui dit hauteurs dit plantations de thé. Un thé dont la réputation n'est plus à faire. Mais ici on ne parle plus de thé mais de nectar pour le Broken Orange Pekoe qui ne s'épanouit qu'au-delà des 1 200 m.

 


Et à force de grimper, on atteint le point culminant, le Pidurutalagala à 2 534 m.

 


La grande descente sur Badulla sera l'occasion de :


  • kidnapper un condensé de la flore régionale au plus grand bonheur de ces dames,

 


  • prendre bien entendu un thé, pardon un BOP,
  • faire les courses pour le pique nique.

 


Et puis, de petits villages d'obédience musulmane en plantations de poivre se profilent les grandes images de Buduruwagala datant du VIII.

 

Si certaines sont taillées dans la roche d'autres sont en stuc rapporté. Mais pourquoi grandes images, tout simplement parce que le bas-relief central mesure 18 m, soit le plus haut du Skri Lanka.

 


L'après-midi se passe à déambuler sur la route d'Haputale à Pelmadulla en passant par les impressionnantes chutes de Diyaluna avant d'arriver au bungalow notre étape du soir.

 


Juste à l'heure pour le thé

Par CHE & DLR - Publié dans : Carnet de route
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Lundi 14 juillet 2008

Journée à Polonnaruwa seconde capitale de Ceylan entre le XI et XIII.

Sur 40 Km² se succèdent les vestiges plus monumentaux les uns que les autres, de palais, salles des audiences, bains, sanctuaires, monastères, stupas, bibliothèques, hôpitaux.


Encore un fois, l'avancée culturelle et technologique insoupçonnée de cette civilisation singhalaise nous émerveille.

 


Une civilisation majoritairement bouddhiste à la foi aussi dure que le granit du Gal Vihara un immense groupe d'images de bouddha sculptées dans une paroi à la périphérie de la cité.

 


Un bouddhisme bien ancré, antérieur à l'avènement de l'ère chrétienne comme l'attestent les temples de Damdulla.


Un ensemble de cinq temples rupestres ornés des plus grandes et anciennes fresques d'Asie ainsi que d'innombrables images de bouddha et autres divinités ou notables.


Au-delà du caractère historique, nous en retiendrons la beauté des perspectives, des teintes et de la luminosité.

 


Pour cette nouvelle étape nous regagnons la « Pink house », une guest house d'où, une fois extraits des dessous de la moustiquaire, la terrasse offre un superbe panorama.

 

 


Celui d'un écrin de verdure bordant un lac artificiel.

 


Capitale de cœur des sri-lankais, Kandy résistera à l'envahisseur tamul, portugais puis hollandais mais cède à la pression anglaise. De nombreux bâtiments soulignent les huit cents ans d'histoire tumultueuse de la cité.

 


Par bonheur, une promenade dans les ruelles confirme qu'elle conserve néanmoins ses racines et son âme singhalaises.

 


Dans la luxuriance des lieux, on ne compte plus les nombreux parcs et jardins botaniques :

  • les accueillants où de jeunes couples se bécotent sur chacun des bancs publics, il n'en reste plus un de libre,


  • les inquiétants où des arbres torturés hébergent des milliers de chauves souris géantes et là, il n'y a même pas de banc.


Arrêtons-nous sur le monument majeur de la ville, le Dalada Maligawa ou le temple de la dent sacrée. Un sanctuaire dont la notoriété dépasse le périmètre de la ville et même du pays puisqu'il constitue une étape incontournable pour tout pèlerin bouddhiste.


Chaque jour vers 18 heures, les tambours résonnent et la foule s'amasse. Le Diyawadana Nilame (le gardien du temple) ouvre alors un court instant la porte d'argent qui laisse entrevoir le fameux reliquaire renfermant la dent de bouddha.

 


Mais attention, comme dans tous lieux hautement spirituels, pour assister à la cérémonie, batik obligatoire pour les femmes comme pour les hommes.


La soirée s'achève, sur une note plus contemporaine, dans un restaurant « tendance » de la capitale culturelle où chaque convive est invité à laisser un message sur « le mur » (une sorte de Facebook avant l'heure).

 


Retour vers le futur

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Dimanche 13 juillet 2008

Nous voici orphelins (sans le véhicule) accueillis à Colombo par nos hôtes Souhaine (Dwo) et Vijayanthi (Curly) dont nous avions fait la connaissance au Ladakh.


Lui opticien sri-lankais, elle mannequin indien. Leur rêve un tour du monde motorisé.



Leur véhicule un Defender 130 nous étions donc fait pour nous comprendre.



Durant les 10 jours de notre séjour, ils n'auront de cesse de nous questionner sur notre expérience de voyageur et nous n'aurons de cesse de les remercier pour la magie du circuit concocté.


Après une journée consacrée à la visite tronquée d'une capitale sous haute surveillance, direction le nord de l'île.


Par besoin d'anticiper des provisions, le Sri Lanka est un éden à fruits et légumes et l'accotement un interminable marchés aux primeurs.



Nous y découvrons la noix de coco royale, de couleur jaune orangée, désaltérante et savoureuse à souhait.


L'arrivée sur Pinnawala nous replonge dans l'aventure du livre de la jungle.

La patrouille des éléphants s'achemine pesamment, la trompe en avant, les oreilles au vent, et circule militairement, une, deux, aux ordres du colonel Hathi.


Plus prosaïquement, la colonne regagne, après le bain quotidien à la rivière, le centre de sauvegarde de l'espèce.

Ici, on régule les naissances et s'il le faut les orphelins sont nourris au biberon.



Une démarche indispensable à la survie du maigre cheptel actuel. En témoigne cette victime du braconnage dont un piège a amputé le paturon.



Soirée étape dans un bungalow proche de Dambulla.


Pas d'eau courante, pas d'électricité, sol en terre battu, mur et ameublement en torchis, douche sous les étoiles, un petit paradis jalousement gardé dans la confidence par les autochtones.



Un autre secret, la chaise longue sri-lankaise qui dispose de rallonges escamotables sous les accoudoirs que l'on déplie pour pouvoir y allonger les jambes. Ils me plaisent bien ces sri-lankais.


Aujourd'hui, place à l'histoire de Ceylan. Planté au milieu de la plaine centrale du pays, un immense rocher solitaire abrite depuis 15 siècles la forteresse de Sigiriya.


De la plaine, une masse surréaliste aux parois abruptes haute de plus de 200 mètres, du sommet, un panorama grandiose aux quatre points cardinaux.



L'ascension se mérite, escaliers, passerelles, plate formes se succèdent jusqu'au dernier verrou avant l'accès à la citadelle royale, une porte monumentale taillée en forme de lion accroupi dont la gueule ouverte matérialisait l'entrée.


Si la tête du fauve n'aura pas traversé les âges, la taille de ses pattes laisse augurer des mensurations de l'édifice.


De cette civilisation cinghalaise à son apogée que reste-t-il :

  • le savoir vivre que l'on imagine à la mesure des jardins paysagés,
  • le savoir être que l'on soupçonne à l'image de la fresque les jeunes filles des nuages,
  • le savoir faire que l'on admire dans l'architecture et les systèmes d'adduction d'eau.



Serendip

Le don de faire par hasard une heureuse découverte

Par CHE & DLR - Publié dans : Carnet de route
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